Sunday, June 06, 2010

Holocaust film glosses over Nazi-Arab alliance

A scene from 'Among the Righteous' featuring Robert Satloff in Jerusalem © WDR / © Adiel Shmit

The screening of the 'Among the righteous ' documentary yesterday (Le Maghreb sous la croix gammee) on the Franco-German TV channel Arte has much to commend itself: based on the book by Robert Satloff, his search for 'righteous Arabs' who saved Jews in North Africa during World War ll is a well-intentioned attempt to make the Holocaust as relevant to Arabs as it is to Europeans. But writing on her blog, French journalist Veronique Chemla has some well-founded reservations about the film, which are summarised here:

Satloff's search for an 'Arab Schindler' is remarkable, but Schindler himself was ambivalent - he was not another selfless Aristides de Souza Mendes (the Portuguese consul-general who issued visas to fleeing Jews in Bordeaux). Nor does Satloff distinguish between Arabs and Berbers.

The film glosses over Arab mass support for Nazism and extensive connections between Arabs and Nazis - up to 300,000 Muslims fought on the side of the Axis - and makes no mention of the role in the Holocaust of Hitler's ally the Mufti of Jerusalem.

The film fails to mention that the Tunisian informer who caused the deaths of Gilbert Scemla's two sons was freed after serving just 10 years, not 14 years. It is vague about the 'protection' afforded to Jews by the king of Morocco while the camera lingers on a description of discriminatory anti-Jewish 'dahirs', or royal decrees, in a Moroccan newspaper without explaining them, and does not mention the term dhimmitude, the dehumanising status of subjugated non-Muslim minorities. Satloff offers no proof offered for his assertion that Jews had it better under Islam than Christendom.

The film ignores the Nazi-style discrimination and exclusion in Arab countries resulting in the forced exile of a million Jews. The sunlight and shadow of Muslim-Jewish relations is missing from this account. Arab treatment of the Jews becomes a backlash to the creation (or re-creation) of Israel, and for all its good points, the film's account of an 'Arab or Islamically-correct' Holocaust does not tell the whole story.

The film is to be commended for saying that the Holocaust is not just a European story. But the Arab-Muslim world has not recognised its relationship and affinity with the Nazis, and its own contribution to the Holocaust. This explains why, at the end of the film, an Arab viewer makes a comparison between the Holocaust of the Jews and the 'Holocaust of the Palestinians' - before a gobsmacked producer.

Here's an extract of Veronique's post in French:

On peut regretter et s’étonner que le travail remarquable accompli par Robert Satloff – enregistrements vidéo des souvenirs des témoins – n’ait pas été réalisé par la Fondation pour la Mémoire de la Shoah.

Certes, il faut rendre un hommage aux Justes musulmans. Rechercher un « Oscar Schindler » Arabe ? C’est étrange : cet industriel allemand était ambigu ; il n’est pas Aristides de Sousa Mendes, consul général du Portugal à Bordeaux qui, désobéissant à sa hiérarchie, a donné des visas d'entrée au Portugal à 30 000 réfugiés, dont 10 000 juifs. Et c’est ignorer la distinction entre Arabe et Amazigh (Berbère).

Des questions demeurent : quels étaient les liens entre Khaled Abdul Wahab et les officiers nazis ? Des relations d’affaires ? Une obligation pour mener à bien sa protection des deux familles juives dont les adultes semble-t-il travaillaient dans sa propriété ?

On voit une photo inédite où Français et Algériens font le salut nazi. Mais les liens entre nationalistes arabes et nazis ainsi que la fascination de masses arabes pour le Führer Hitler sont souvent minorés ou occultés. Il aurait aussi été utile de rappeler l’engagement de 150 000 à 300 000 musulmans dans les rangs des forces de l’Axe, la réception favorable de la propagande nazie dans le monde arabe, etc.

Sur l’application en Afrique du Nord des statuts des juifs du régime de Vichy, ce documentaire demeure souvent trop vague. Ainsi, il allègue : « Malgré les pressions de Vichy, Mohammed V au Maroc réussit à protéger les juifs marocains ». Cependant, la caméra s’attarde sur un journal marocain évoquant les discriminations visant les juifs français, étrangers et marocains édictées au Maroc par quatre dahirs (décrets royaux). Pourquoi ne pas citer et montrer ces dahirs marocains et les décrets beylicaux tunisiens antisémites ? Pourquoi ne voit-on pas Robert Satloff consulter les archives des protectorats français à Nantes (France) ? Pour ne pas écorner les mythes de la protection courageuse de souverains musulmans ?

De plus, quels sont les droits et les statuts en France de ces travailleurs forcés, juifs et non juifs ? Les sites des camps semblent délabrés, en voie d’effacement. Signe du désintérêt ou du refoulement des dirigeants de ces pays pour ce pan de leur histoire ? Souci de cacher « que la Shoah n’est pas qu’une affaire européenne ayant visé les seuls juifs européens ». Alors que les camps en France métropolitaine font l’objet d’attentions, ceux d’Afrique du Nord risquent de disparaître sans volonté des autorités politiques et des responsables communautaires.

Quant à la tragédie de Joseph Scemla et ses deux fils, Gilbert et Jean, guillotinés en Allemagne, apèrs avoir été dénoncés par le Tunisien Hassen ben Hamouda El Ferdjani, qui voulait s’emparer de leurs biens. Ce dernier a certes été condamné à mort à la Libération. Mais sa peine a été commuée en travaux forcés à perpétuité. Et, ce traître cupide a été libéré peu après l’indépendance de la Tunisie, après avoir purgé seulement dix ans de prison. Et non les 14 ans indiqués dans le film.

Si ce film évoque la vie difficile des juifs sous joug musulman, il ne nomme pas la dhimmitude, ce statut inférieur, cruel et déshumanisant des non-musulmans en « terre d’islam » induit par le jihad. Et Robert Satloff ajoute, sans preuve : « Il est sûr qu’au cours des derniers millénaires, si on est juif, il valait mieux naître dans un pays musulman que dans un pays chrétien ». Rappelons que si l’histoire juive remonte à 5770 ans, Mahomet, prophète de l’islam est né en 570 après Jésus-Christ, et l’islam a donc moins de 1 500 ans. Au début du XXe siècle, les pays où la situation des juifs était la plus épouvantable étaient la Russie tsariste et le Maroc.

Les images de cette synagogue vide à Mahdia sur laquelle veille pieusement le dernier juif, de ce vestige d'une communauté juive jadis nombreuse sont bouleversantes. L’« exode oublié » – exil généralement contraint de près d’un million de juifs des pays arabes, d’Iran et de Turquie des années 1940 aux années 1970 – est attribué en partie à la « fondation » de l’Etat d’Israël. Mais d’une part, il s’agit de sa recréation, et surtout cet exode a été causé par le refus de ces pays, et pas seulement des nationalistes arabes, de l’Etat juif sur sa terre biblique, en Eretz Israël.

Curieusement, ce film occulte les similarités entre le processus de discriminations, de marginalisation, d’exclusion des nazis ou du régime de Vichy et celui de cet exil.

Etrangement, Robert Satloff parle au président Shimon Peres au ministre Sylvain Shalom sans souligner le rôle du grand mufti de Jérusalem Mohammed Amin al-Husseini dans la Shoah ni les menaces de destruction du Yichouv (ensemble des juifs vivant dans la Palestine mandataire, en Eretz Israël).

Robert Satloff espère que nommer des Justes Arabes constitue
« un premier jalon pour un nouveau dialogue entre juifs et Arabes ».

Avec toutes ses qualités, ce documentaire prouve que relater une Shoah plus ou moins « arabiquement ou islamiquement correcte », ne pas dire toute l’histoire avec ses pans plus ou moins sombres, opter pour un dialogue judéo-musulman sans « apurer les contentieux » (Shmuel Trigano) induit, même involontairement, des amalgames anti-israéliens : ainsi, un spectateur musulman a quitté la réunion où l'on débattait du film en alléguant un parallèle diffamatoire entre la Shoah et « l'Holocauste des Palestiniens ». Ce qui s'était déjà produit lors de la conférence de lancement du projet Aladin.


2 comments:

Eliyahu m'Tsiyon said...

I was at the Hebrew book week book fair this week and I saw Satloff's book at the Yad vaShem stand translated into Hebrew. Just how this should be interpreted in view of Edith Shaked's report on the new definition of Holocaust on the Yad vaShem web site, I don't know.

The book is:
רוברט סטלוף
בין צלב הקרס לסהרה
It is also published by Yad vaShem.

Eliyahu m'Tsiyon said...

also on sale is Matthias Kuntzel's book: Jews and Jihad....

in Hebrew translatin:

ג'האד ושנאת היהודים

published by Tobi